La Revue Oiseaux Exotiques du CDE

L

a revue des Oiseaux Exotiques, magazine mensuel du CDE, fait entrer le lecteur dans l’intimité de l’oiseau, lui fait découvrir l’animal dans tous ses états ; en milieu naturel, en milieu contrôlé en élevage. Oiseaux Exotiques est riche de 50 années d’observations, tant empiriques que scientifiques, appuyées sur des observations d’éleveurs passionnés, des travaux d’ornithologues et de vétérinaires de renoms. C’est aussi une revue engagée qui se bat contre la disparition des espèces menacées et qui plaide en faveur d’une aviculture responsable en soutenant des programmes de conservation sur le terrain.
Le mot d’ordre de la ligne éditrice c’est : « élever pour préserver la biodiversité » en favorisant la reproduction en captivité d’espèces souvent menacées, l’éleveur les préserve et décourage la capture d’oiseaux qui seraient soustraits a leur milieu d’origine. Au-delà de l’agrément que procure la compagnie de tous ces oiseaux, les éleveurs ont le souci constant de conserver et de respecter les espèces et leur diversité.
Oiseaux Exotiques c’est aussi ses célèbres annonces, mais également la liste non moins célèbre des valeurs d’échanges de pratiquement toutes les espèces d’oiseaux élevées en captivité. Vous avez la possibilité de retrouver ces deux rubriques également sur ce site, elles sont en temps réel. Une obligation, être abonné, en effet le CDE est responsable du contenu de vos annonces.

Feuilleter la Revue Oiseaux Exotiques


La pérennité de notre passion en danger !

Jean-Michel Cazes
Président du CDE

L

a revue des Oiseaux Exotiques reste encore un ambassadeur d’exception, malgré la division par deux du nombre d’abonnés depuis les années 2000, pour démontrer à nos détracteurs mais aussi à nos instances de tutelle, un symbole d’une richesse sans précédent. Mais pour combien de temps encore !

Notre avenir individuel, dépend de notre capacité à nous rassembler tous sur un projet commun… En effet c’est une réalité alarmante, l’avenir de notre activité amateur d’éleveurs d’oiseaux et en particulier d’espèces non domestiques va devenir très difficile dans les prochaines années, ce sera et c’est déjà dans certains départements, un vrai parcours du combattant ! Très difficile pour l’obtention d’un certificat de capacité et autorisation d’ouverture pour un élevage d’agrément en raison d’un niveau élevé de compétences demandées, mais aussi en raison des contraintes environnementales (problèmes voisinage, bruit, site non constructible…). Lorsqu’on a enfin obtenu cette autorisation, dans la plupart des cas pour des espèces que l’on détient déjà et qui ne justifient pas toujours d’un certificat de capacité ! Ensuite pour ceux qui ont décroché ce « Saint Graal » le parcours du combattant continue avec les DREAL pour les CIC… Toujours est-il que, lorsque nous analysons en détail les refus, demandes, interprétations non fondées, nous remarquons un manque flagrant de formation!!! Nous n’osons croire qu’il s’agisse d’une stratégie en fonction des convictions personnelles de quelques responsables de l’administration!!! Nous hésitons à publier un recueil de ces plus « belles perles » que nous adressent nos adhérents…
Notre espace de liberté se rétrécie de plus en plus, avec l’arrivée en force des organisations radicales de protections animales, les contraintes sanitaires chaque hiver, l’application de la loi sur la biodiversité, nos grandes espérances idéologiques qui s’affaiblissent considérablement… Depuis quelques années, j’ai constaté l’émergence d’une nouvelle génération d’éleveurs d’oiseaux. Cette nouvelle génération accorde en général, une priorité quasi absolue à son sort, elle peine à prendre la mesure des conséquences collectives de son choix !
Je ne suis pas un nostalgique, au contraire, mais je dois reconnaître que dans les années 2000, certainement sous la pression des pouvoirs publics, de nombreux éleveurs ont adhéré à la démarche contestataire du CDE en s’abonnant en masse à la Revue des Oiseaux Exotiques. En 2005, le nombre d’abonnés avait atteint des sommets, plus de 7000 payants. À cela s’ajoutent 11500 exemplaires distribués en kiosque. Ce qui nous a permis d’inonder à nos frais les administrations concernées chaque mois soit 270 exemplaires (DDPP, DREAL, Ministères : Écologie, Culture, Agriculture, Muséum, Cités, Écoles vétérinaires…). Ce qui a contribué à améliorer la perception de notre activité de passionnés. Par la suite avec les Arrêtés du 10 août 2004, nous avons obtenu de nos instances d’être tolérés.
Douze ans plus tard, le nombre d’abonnés a fondu de près de la moitié, alors que le nombre d’adhérents reste stable pour pouvoir bénéficier des différents services (bagues, sexages…). Cette revue desOiseaux Exotiques reste encore un ambassadeur d’exception pour démontrer à nos détracteurs mais aussi à nos instances de tutelle, un symbole d’une richesse sans précédent. MAIS POUR COMBIEN DE TEMPS ENCORE !

Je ne saurais clore cet éditorial sans présenter mes excuses aux personnes qui ont commandé et payé en souscription le livre des Agapornis pour une livraison en octobre 2017. Ceux qui ont pris l’initiative de traduire ce livre de 800 pages ont sous-évalué le travail énorme que cela pouvait représenter. En avaient-ils tous les compétences ? J’en doute ! Fin octobre nous avons mis en place une nouvelle équipe de spécialistes, mi-décembre les épreuves sont en relecture avant l’impression. Ce livre devrait vous être livré en avril 2018. À l’occasion de cette nouvelle année, l’ensemble du conseil d’administration se joint à moi pour vous présenter nos meilleurs voeux de santé et de bonheur.


La Revue sur Facebook

Pour échanger avec Revue Oiseaux Exotiques (CDE)


Découvrir, s'abonner à la revue


Les sommaires des numéros de l'année 2018
déjà parus ou à paraître prochainement

2018
Cliquer sur la couverture pour voir le sommaire
janvier février mars avril mai juin juillet septembre octobre novembre décembre