La Revue Oiseaux Exotiques du CDE

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a revue des Oiseaux Exotiques, magazine mensuel du CDE, fait entrer le lecteur dans l’intimité de l’oiseau, lui fait découvrir l’animal dans tous ses états ; en milieu naturel, en milieu contrôlé en élevage. Oiseaux Exotiques est riche de 50 années d’observations, tant empiriques que scientifiques, appuyées sur des observations d’éleveurs passionnés, des travaux d’ornithologues et de vétérinaires de renoms. C’est aussi une revue engagée qui se bat contre la disparition des espèces menacées et qui plaide en faveur d’une aviculture responsable en soutenant des programmes de conservation sur le terrain.
Le mot d’ordre de la ligne éditrice c’est : « élever pour préserver la biodiversité » en favorisant la reproduction en captivité d’espèces souvent menacées, l’éleveur les préserve et décourage la capture d’oiseaux qui seraient soustraits a leur milieu d’origine. Au-delà de l’agrément que procure la compagnie de tous ces oiseaux, les éleveurs ont le souci constant de conserver et de respecter les espèces et leur diversité.
Oiseaux Exotiques c’est aussi ses célèbres annonces, mais également la liste non moins célèbre des valeurs d’échanges de pratiquement toutes les espèces d’oiseaux élevées en captivité. Vous avez la possibilité de retrouver ces deux rubriques également sur ce site, elles sont en temps réel. Une obligation, être abonné, en effet le CDE est responsable du contenu de vos annonces.


N'ayons pas honte de nos activités dès lors que nous offrons
à nos pensionnaires des conditions d’accueil optimales...



Didier Leportois


E

n tant qu’associations ou éleveurs individuels, méfions-nous de cette idéologie insidieuse qui souffle avec l’air du temps et qui voudrait qu’ « un bon éleveur soit un éleveur mort ».
 Pendant mon dernier séjour (2016) au Costa Rica un sujet y faisait débat : la décision du gouvernement de fermer les parcs zoologiques du pays et d’en remettre les animaux en liberté. Serpent de mer de la vie publique locale depuis 2003, l’exécution de cette décision est régulièrement ajournée pour des questions de procédure et il semblerait bien que sa mise en œuvre soit renvoyée au plus tôt à 2024, puisque la concession consentie par l’état aux deux parcs n’a pas été dénoncée dans les délais légaux. Quoi qu’il en soit les pouvoirs publics ont déjà coupé les subventions.
Le Costa Rica fait figure de modèle souvent cité en exemple par les éco-politiques du monde entier, quitte à enjoliver quelque peu la réalité. La chasse étant interdite au Costa Rica, la détention est ici visée non en tant que « pompe aspirante » de prélèvements dans la nature, mais comme pratique contraire au bien-être animal. Il s’agit de promouvoir la « liberté pour tous ».
Cette approche de la captivité reçoit un écho très favorable en Europe aussi bien de la part d’associations que de parlementaires qui pèsent pour qu’à terme la détention d’animaux sauvages par des institutions et a fortiori par des particuliers soit illicite. Ainsi, après avoir évité l’écueil de la prohibition dans les années 90 au titre de la préservation des populations sauvages vis-à-vis des prélèvements à finalité commerciale, l’aviculture européenne est aujourd’hui en but à un danger autrement plus grand à terme : la disqualification morale.
La prohibition de la captivité d’animaux d’espèces sauvages n’opère pas de distinguo selon leur provenance ou les conditions de leur détention. La détention est assimilée à une forme de maltraitance et à cet égard même l’élevage pour la conservation ne peut constituer une exception.
Les arrêtés de 2004 ont desserré l’étau et ménagé un espace de liberté surveillée pour l’aviculture française. L’éthique des éleveurs a fait le reste et leur immense majorité ne concevrait pas d’alimenter son élevage avec des animaux prélevés dans le milieu naturel. Il en va aussi de l’efficacité technique.
Mais ces considérations ne valent rien au regard d’une idéologie qui proscrit par principe la détention pour ce qu’elle est.
Pourtant, lors de mon séjour au Costa Rica, il m’est apparu qu’il n’y a pas de contradiction entre le fait d’aimer passionnément la Nature sauvage et l’observation de la faune ailée à l’état naturel et le fait de détenir des animaux nés et élevés en milieu contrôlé. La Nature n’est pas très tendre avec l’animal sauvage en tant qu’individu et le comportement de nos hôtes captifs nés dans nos volières, s’ils sont détenus dans des conditions compatibles avec leur physiologie, montre que la détention en tant que telle n’est pas de la maltraitance. J’ai visité à Dominical, sur la côte pacifique du Costa Rica, un centre de sauvegarde récupérant les accidentés de la vie sauvage. Lorsque leur état le permet les animaux sont relâchés. Nombre de relâchers échouent car les animaux reviennent se réfugier là où ils trouvent sécurité et nourriture.


Article sur l'élevage des canaris de couleur

paru en octobre 2016

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